vendredi 11 septembre 2015

Le processus de victimisation et l’imperfection humaine : notion de culpabilité

Je pense profondément que les causes d’une souffrance sont souvent recherchées sans tenir compte que l’être humain est physiquement et psychologiquement imparfait.
Je pense que cette omission inconsciente est un des obstacles invisible pour la recherche, la compréhension et le soin de l’anxiété.
Nous tous partons de l’idée que le corps humain est parfait, pourtant les souffrances dues aux douleurs et aux peurs inutiles, disproportionnées par rapport à la réalité, sont des événements quotidiens. Les dispositifs de défense de la vie que nous possédons sont efficaces et suffisants pour la conservation de l’espèce et son évolution, mais grossières et approximatifs pour les individus. Les évolutionnistes soutiennent que la nature tient à cœur seulement les intérêts de l’espèce et est indifférente au sort des individus, véhicules provisoires de DNA.
Nous souffrons de douleurs terribles pour une colique rénale mais ne ressentons aucune douleur lorsque un cancer se développe dans notre organisme.
Je ne suis pas en mesure de donner une explication du pourquoi. Il y a en nous le sentiment et l’idée que l’homme a été crée parfait.
L’espèce humaine, à la différence des autres, donne vie à des êtres inadaptés à survivre de manière autonome. Nous naissons avec un cerveau inachevé qui doit encore se développer pendant plusieurs années, et pour une longue période, nous sommes réellement inaptes à la vie sociale.
La plus grande peur des êtres humains, après celle de la mort, est d’être déconsidéré. Je pense que cette peur se construit dans la mesure où pendant l’enfance émerge l’idée qu’il faut « bien se comporter », « plaire aux autres », afin d’avoir de la nourriture, de la chaleur et des câlins.
Il est probable que dans cette phase de la vie se forme le lien indissoluble, le sentiment, l’émotion, l’idée, que ce que les autres pensent de nous fait partie de la survie.
Cette peur de ne pas être considérés de manière positive par les autres, et en suite par nous mêmes, est le « sentiment de culpabilité ».  L’obstacle, selon moi, le plus considérable au bonheur de l’être humain.
Celui qui veut provoquer chez quelqu’un un sentiment « d’être raté » utilise la méthode de la culpabilisation. Le but est celui d’obtenir un contrôle, de dominer l’autre après l’avoir affaibli psychologiquement en créant en lui le doute sur sa propre valeur et sur ses propres capacités.
Le moyen est surtout l’agressivité physique ou verbale, les mots critiques, dénigrants ou insultants. Mais aussi la mimique, le détachement, le retrait de l’attention, l’ironie, et d’autres comportements parfois très subtils, aident à atteindre le but.
Le sentiment de culpabilité est similaire au sentiment de honte que ressentent les enfants quand ils franchissent un interdit.
Une peur que trahit la rougeur au visage, phénomène qui probablement fait partie des mécanismes archaïques dans l’évolution de l’espèce. Une réaction de l’organisme opposée à celle produite face à un stress, lorsqu’ont devient pâles. Un message de la nature visé à manifester la faiblesse, et probablement destiné à apaiser la colère des autres. Face à un manipulateur cette réaction se traduit en un signal vert de laissez-passer.
La présence d’une manifestation si primordiale amène à penser qu’à la base du sentiment de culpabilité il y a un instinct primordial. L’instinct du groupe, le besoin d’inclusion, un des instincts de survie de l’espèce qui nous a poussés à ne pas nous séparer des autres pour ne pas courir de dangers mortels.
Nous, les êtres humains, sommes soumis aux lois de la nature. Nous avons développé des systèmes afin de garder l’unité du groupe.
Notre « aimant » est la panique, un mécanisme grossier et désagréable mais très efficace à nous faire rester unis. La panique continue à se manifester de nos jours. Dans notre société cette panique se manifeste quasi toujours suite à l’idée « d’être seul », refusés par le groupe social, comme par exemple une équipe de travail. Cette affirmation a d’autant plus de valeur si l’on considère toujours l’importance de la vie professionnelle pour les individus et pour la société. L’identification de la vie et de la valeur d’une personne au travers de la carrière professionnelle.
La peur de l’exclusion, intimement liée à l’instinct de survie, prend de l’ampleur et touche à la personne dans sa totalité.
La peur entraine le même mécanisme de défense que l’être humain met en place lorsqu’il se trouve à faire face à une menace à la survie. L’anxiété n’est donc pas la cause des alarmes neurovégétatifs mais bien l’effet des altérations à l’origine inconnues. Ce n’est pas l’anxiété qui provoque la tachycardie mais bien une augmentation des battements de cœur qui génère l’anxiété.
L’ensemble de ces réponses automatiques et autonomes de la volonté, en présence d’une menace à notre intégrité physique, transforme le corps, en millièmes de seconde, en une puissante machine de combat. Il s’agit de réponses autonomes, en dehors du contrôle. Cela est plus que opportun car si l’on devait nous mêmes décider comment faire pour éviter une voiture sur le point de nous renverser, nous en mourrions certainement.
Cependant l’imperfection humaine fait que s’il flotte le concept de danger, peu importe de quelle nature, le cerveau lance le signal d’alarme rouge pour la survie de l’espèce. Les réponses portent au corps force et d’énergie, et malgré sa puissance, notre machine de combat ne peut pas être utilisée. Lorsque cela se produit nous ressentons les variations somatiques des réponses qui résonnent à l’intérieur de notre corps et rejoignent la conscience sous forme de tempête neurovégétative incompréhensible. Cet événement génère l’émotion de la peur, de l’anxiété, de la panique.
Les victimes d’attaques constantes, de harcèlement en milieu professionnel, sont des machines fatiguées et déréglées à force de produire l’énergie nécessaire au combat ou à la fuite.
Une attaque de panique est toujours la perception consciente, imprévue et terrorisante des altérations qui se produisent dans le corps à cause d’une pensée subconsciente de danger. Elles sont interprétées comme mort imminente ou comme avoir l’impression de devenir fou.
Ce mécanisme pas encore affiné par l’évolution de l’espèce devient instrument d’attaque contre soi-même surtout dans le sentiment de culpabilité, qui n’est rien d’autre que la pensée d’être inaptes et vaincus lorsque ni la fuite ni le combat sont possibles.
La difficulté à comprendre ce qui nous arrive lorsque nous sommes victimes de harcèlement, descend de cette peur de ne pas valoir, donc d’être exclus et par conséquent en danger.
Je pense qu’expliquer aux victimes ces mécanismes peut déjà être thérapeutique. La compréhension du mécanisme corporel qui génère les phénomènes anxieux peut permettre à ceux qui en souffre de comprendre ce qui leur arrive. Cela permet de casser le cercle vicieux « anxiété – mystère – peur – anxiété ».
Au même temps je suis persuadée que l’accompagnement actif dans les démarches judiciaires éventuelles peut devenir le principal axe d’action vers la reconstruction.
Il ne s’agit pas d’utiliser les énergies dans le combat comme la nature nous suggère mais de prendre conscience de la possibilité de transformer ces énergies en force nécessaire pour faire face à la situation du moment.
La solitude que les personnes ressentent est immense lorsque les tentatives de réaction restent sans suite. D’où l’importance de figures professionnelles spécialisées et de méthodes rapides et efficaces.

lundi 7 septembre 2015

La résilience: surmonter le pouvoir de la mère toxique. Le paradoxe intérieur

Je m'inspire encore une fois du livre de Terry Apter "Les mères toxiques" pour réfléchir au sujet de la "résilience". Comment sortir de l'emprise d'une mère toxique? Les emails que je reçois actuellement via la blog ainsi que les personnes qui me contactent pour un rendez-vous en cabinet, me posent systématiquement cette question. Eh oui! la plupart des personnes que je rencontre me contactent parce qu'elles ont une mère manipulatrice (je continue à ne pas utiliser l'expression perverse narcissique, je n'ai pas le droit de faire un diagnostic! mais on parle de la même chose)

Le paradoxe intérieur, donc.

J'ai appris que nous développons notre personnalité non seulement au travers de nos sentiments et sensations, mais aussi par le biais de nos relations avec autrui. La mère en son bébé forment ce qu'on appelle la "relation fondamentale" dans laquelle la mère stimule la notion rudimentaire du "je" et de l'"autre".
Nous prenons conscience de nous à travers la curiosité que montre notre mère envers nos expériences et émotions. Une relation toxique prolongée avec notre mère aura un effet sur notre façon d'interpréter notre propre monde intérieur.

Comprendre qui nous sommes et donner un sens à notre histoire personnelle sont des aspects essentiels de notre bien-être. Pour comprendre qui nous sommes, nous devons aussi comprendre nos relations fondamentales.
Les enfants dépendent de la determination de leur mère à le comprendre. Une mère toxique prend possession des histoires de son enfant ou de son moi-autobiographique. Elle les condamne, les limite et les déforme. Au lieu de vérifier ses attentes et exigences par rapport aux désirs et capacités de l'enfant, elle lui dicte qui il est ou qui il devrait être. Cela présente un dilemme: renonce à ta propre voix (le lien entre ton moi intérieur et ton moi extérieur) et préserve cette relation significative ou essaye de protéger ta propre voix, mais subis le mépris, les critiques et le ridicule de la part d'une personne dont tu dépends.

Si tu ignores tes propres pensées et si tu nies tes propres souhaits pour satisfaire aux exigences d'une mère toxique, alors il ne te reste plus qu'à developper un faux moi. Si tu gardes foi en tes propres sentiments, pensées et besoins, alors une relation authentique avec une personne que tu aimes t'est refusée.

Chacune des options pose problème. Même si vous l'enfant est prêt à renoncer à sa propre voix, il ne pourra pas satisfaire aux conditions de ce dilemme. Il/elle doit déployer une quantité énorme d'énergie mentale dans la tentative de réprimer ses véritables pensées et sentiments qui luttent pour trouver d'autres moyens d'expression. Il/elle sera probablement puni(e) pour l'expression partielle de vos pensées et sentiments.

La plupart des mères participent à la quête innée de leur enfant pour être compris. Elles trient et séparent leurs propres besoins de ceux de leur enfant. Elles apprennent à le connaître en l'observant, l'écoutant et le questionnant. Elles montrent qu'elle l'écoute attentivement, même quand elles endossent le rôle de guide et de gendarme.

Dans un environnement suffisamment bon, les enfants travaillent dur pour apprendre à leur mère à être un suffisamment bon parent. De différentes façons et de différents stades de leur vie, les enfants utilisent différentes tactiques pour informer leur mère de leurs changements d'opinions et d'aspirations. Ils la persuadent d'ajuster son point de vue sur qui ils sont et qui ils veulent être. La persuasion prend de nombreuses formes. Il suffit parfois un "rappel d'identité": " ce n'est pas ce que je pense!" ou bien "je n'aime plus ça depuis que je suis petit(e)". Des disputes peuvent éclater à cause de la frustration de l'enfant qui peut aussi bien naître de ses propres incertitudes que la maladresse de la mère. Ajuster et négocier cette relation est une entreprise passionnante et des heurts sont inévitables.

Les enfants qui décrivent une mère toxique subissent des frustrations à répétition quand ils essayent d'améliorer et de négocier ce lien fondamental. Ils pensent que leurs efforts pour communiquer, expliquer et mettre à jour leur relation sont considéré comme "mauvais". Ils décrivent une mère qui punit toute résistance à son contrôle. Ils se sentent piégé(e)s par son autojustification. Le monde de l'enfant devient flou, paradoxal et capricieux.

Pendant l'adolescence, quand le fils ou la fille met à profit de nouveaux pouvoir de persuasion et d'argumentation pour expliquer et se défendre, la mère toxique ressent l'indépendance et la différence de son enfant comme dangereuses. Elle punit, le ridiculise, l'ignore. Les conversations se heurtent à un mur. On constate d'habiles dérobades, des tentatives pour noyer le poisson et des excuses étranges. Les paroles sincères de l'enfant semblent se dissoudre dans le chaos.

Un mère toxique prend le contrôle du passé, y compris de la mémoire de l'enfant. Le message: "Comme tu n'est qu'un enfant, c'est toi qui te souvient mal; si tes souvenirs sont incompatibles avec mon histoire, alors tu inventes, tu déformes  ou tu imagines des choses - comme les enfants le font". L'énorme impact émotionnel sur l'enfant de la punition ou du ridicule n'est pas prise en compte. Le message est: "Tu n'as aucune raison de te plaindre". Même les événements violents ou la maltraitance sont passés sous silence, niés ou censurés par ces mêmes personnes dont nous dépendons pour faire résonner notre vie intérieure.

Une mère toxique nous présente le paradoxe d'être à la fois proche et fermée.






lundi 27 avril 2015

J'ai reçu ce témoignage par email. Je le partage....avec grand plaisir

Je savais que vivre avec un homme dont son ex est une perverse narcissique n'était pas chose facile. Mais je ne pouvais pas imaginer jusqu'à quel point.
C'est une belle histoire d'amour la nôtre. Une de ces histoires qui rendent les pervers fous d'envie.
Et nous en avons payé le prix depuis le début. Nous en avons fait aujourd'hui notre force.
Je connaissais ces personnalités pour les avoir côtoyées de près, je croyais savoir à quoi m'attendre mais la vie n'a pas cessé de me surprendre.
Les pervers narcissiques ont un besoin compulsif de compliquer la vie aux autres, de les déranger en permanence, d'être au centre de l'attention comme ils peuvent , de vivre au travers de la détresse qu'ils génèrent chez les autres.
Ces besoins toxiques sont tellement présents qu'ils ne se privent pas d'impliquer dans leurs démarches   tous ceux qui peuvent assouvir leurs besoins.
Enfants compris. Je dirais même "enfants surtout".
Cet aspect est le plus déconcertant pour moi à ce moment car je vis une situation particulièrement désagréable. Nous sommes aujourd'hui dans l'obligation de recevoir régulièrement chez nous un jeune depuis peu majeur, qui est un parfait pervers narcissique: un des enfants de mon mari et de son ex.
Il a depuis toujours présenté des caractéristiques qui nous faisaient soupçonner une tendance à la perversité mais avant de poser un diagnostique définitif nous savions bien qu'il fallait attendre.
La situation a très vite été difficile et délicate.
Je savais, pour l'avoir entendu dire à Isabelle Nazare-Aga, que la personnalité perverse se fige à l'âge de 15 ans. Je l'ai connu qu'il avait 12 ans et déjà je ne me sentais pas à l'aise en sa présence. A différence de ce que je ressentais pour son frère qui était un ado difficile. Mais il ne s'agissait pas de supporter le désordre et les attitudes typiques des jeunes de cet âge là, non, c'était autre chose.
Toujours cassant, toujours déstabilisant et bien évidemment souvent très gentil, collaboratif..... mais avec la haine dans les yeux. Menteur, il fouillait dans nos affaires personnelles, dans les téléphones. J'ai commencé à mettre des marques pour vérifier. Eh oui, il a fouillé aussi dans mon ordinateur. Depuis tout est fermé à clé et les ordinateurs sont éteints la nuit. Je pourrais citer beaucoup d'exemples qui pourraient prouver que la perversité possédait déjà cet adolescent quand je l'ai connu.
Mais d'une chose je suis sûre et c'est que tout à basculé d'un coup après une désagréable histoire de demande de garde alternée.
Mon mari, en voyant l'incapacité et le désintérêt de son ex d'accompagner ses enfants dans leur parcours scolaire, a décidé de demander une garde alternée. Le changement n'aurait pas été énorme, il s'agissait d'ajouter à peu près une semaine de garde par mois pour le père.
Rien de catastrophique sauf....pour la pension alimentaire!!!! Parce que en cas de garde alternée la pension alimentaire peut être supprimée! Et là, nous en avons vues des plus belles. Un ouragan s'est abattu sur nos vies!!
Photocopies en plusieurs exemplaires des attestations testimoniales produites par mon mari, commentées au feutre orange et jaune!! manipulation!! faux! etc etc. envoyées à droite et à gauche.
Lettres écrites de la part des enfants qui relataient de l'insistance de leur père à vouloir connaitre les détails de la vie de leur mère et les incitant à prendre partie. C'est la manifestation suprême, je pense, du mécanisme de projection des pervers. Ils projettent sur les autres leurs propres défauts.
J'en passe de détails sur le dossier produit par cette folle (elle avait annexé au dossier même certains certificats d'études). Mais le top a été le témoignage devant le juge du plus grand, celui qui est aujourd'hui devenu un manipulateur.
Il a dit quelque chose du genre " chez moi c'est chez ma mère. mon père est un manipulateur, d'ailleurs vu le travail qu'il exerce (je ne précise pas bien évidemment) la manipulation est son métier". Ces sont les mots d'un enfant qui avait à l'époque 14 ans.
La demande de garde alternée n'a pas été acceptée malgré l'avis favorable d'un expert reporté dans une enquête sociale.
Comment est il encore possible aujourd'hui que un juge ne comprenne pas ce qu'il y a derrière ces mots.
L'avocat de mon mari n'a pas été à l'hauteur. J'étais surprise de voir qu'il faisait des choix qui ne tenaient pas du tout compte de la personnalité de la "contrepartie". Surtout sur la partie financière. L'argent!! le pivot de l'existence des manipulateurs!!!
Sur ce qui s'est passé à l'occasion de cette demande de garde, je pourrais écrire des dizaines de pages.

Ce que je constate aujourd'hui c'est que l'adolescent qui avait à l'époque 14 ans a eu confirmation que agir de la sorte donne des résultats positifs. Manipuler fonctionne! C'est à ce moment là que nous avons vu un changement important dans son comportement.
Probablement, je ose l'espérer, face à un résultat different il aurait compris que manipuler ne sert à rien. Il n'avait pas encore 15 ans.

Quant à son petit frère, il est la victime parfaite. Son comportement, ses réactions, ses craintes, ses peurs, sont la conséquence du phénomène de l'aliénation parentale si bien décrite dans plusieurs ouvrages. Mais ça c'est une autre histoire qui mérite d'être racontée à part. Il est inimaginable à quoi une mère puisse arriver en manipulant et en dominant psychologiquement son enfant afin d'atteindre ses propres buts pervers. Impressionnant!

Les juges, les avocats, les médecins....etc. devraient être formés sur le thème de la manipulation et de la relation aux pervers narcissiques. Pour que dans l'accomplissement de leurs missions leurs décisions soient une aide précieuse et non un obstacle à la recherche de la solution la plus appropriée.
Je parle bien évidemment de ceux qui ne sont pas manipulateurs à leur tour. Parce que ça aussi c'est une autre histoire.
A raconter peut-être?

Merci de publier mon témoignage

S.C.



vendredi 3 avril 2015

Gabriella
juste quelques lignes pour définir et donner un commentaire aux lecteurs sur la protection de soi 
             
          Actuellement en thérapie avec Gabriella depuis une année 
je lui exprime toute ma reconnaissance !!!!!
          _ pour des compétences techniques
          _ Une écoute pour surmonter ses difficultés due a la manipulation 
          _ Déjouez les pièges 
          _ Ne soyez plus une éternelle  victime 
          _Osez !!!!!! avoir de l aide 
 
 AMICALEMENT 
Coco

mardi 24 mars 2015

Les Mères Toxique_ Conférence du 21 mars 2014_ Salon "Autour du Féminin"


En ce premier jour de printemps, j'ai eu la plaisir d'animer une conférence dans le cadre du salon
"Autour du Féminin" qui a eu lieu à Nîmes le 21 et 22 mars 2015.

Pour cette conférence je me suis inspirée du livre de Terri Apter, "Les mères Toxiques, les comprendre pour se libérer de leur emprise", (Ixelles éditions, 2013).
Concept très à la mode apparemment, la notion de pervers narcissique (ou manipulateur) reste encore méconnue en réalité. Dans les magazines les articles sur les pervers narcissiques ne se comptent plus. 
Mais le sujet principal de tous ces écrits est et reste la relation de couple, les violences conjugales, les violences à l'égard des femmes.
Dans nos sociétés on commence à peine à intégrer l'idée que la perversité narcissique est un trouble de la personnalité (décrite dans le DSM-5, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, publié par la Société Américaine de Psychiatrie, version 2013) qui appartient aux hommes comme aux femmes.
Les femmes sont des mères.
Armées grâce aux idées reçues comme quoi une mère ne peut que aimer ses enfants, elles peuvent agir en toute impunité.
Tout parent a recours à des stratégies un peu manipulatrices pour obtenir des comportements souhaités de la part de ses enfants. Mais que est-ce qui se passe dans le cas où un parent est un manipulateur et notamment la mère ?

Les 5 schémas de base de la toxicité

La colère : prends garde à ma colère! La colère fait partie de toute vie de famille ordinaire. L’enfant trouve la colère « désagréable » et essaie de savoir ce qui la déclenche. Il apprend à la gérer en montrant qu’il est triste ou il use de son charme pour la faire disparaître.
Mais quand la colère est violente et imprévisible, l’enfant ne peut pas appréhender de règles pour l’éviter. Le stress prolongé provoqué par la colère imprévisible d’un parent (celle d’une mère est encore plus puissante) provoque un impact physiologique sur l’enfant qui abaisse à son tour la tolérance au stress. Constamment submergé par l’anxiété, le jeune cerveau forme moins de circuits mentaux nécessaires à la régulation des états émotionnels.
Certains enfants deviennent à leur tour des manipulateurs car leur cerveau trouve ainsi une échappatoire. Il se dit « c ‘est plus facile »....
D’autre érigent un « mur de protection » pour ne pas ressentir le stress mais au même temps ferment les portes de la compréhension et de l’apprentissage.
D’autres encore subissent la colère et, étant constamment dans un état de stress et de tension, ressentent un sentiment écrasant de honte né de la croyance que cette souffrance est méritée.

Le contrôle : élever un enfant signifie éduquer et influencer son comportement. L’enfant a besoin que ses parents lui disent ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est tolérable et ce qui est répréhensible. Il a besoin que les parents l’accompagnent au cours de son apprentissage de la frustration et de la déception. Elever un enfant implique beaucoup de contrôle et de persuasion, mais il y a une grande différence entre le contrôle exercé sous la forme d’une discipline et d’une socialisation nécessaire et celui qui ronge l’individualité de l’enfant.
La mère toute puissante a des attentes extrêmement précise sur qui l’enfant doit être et ce qu’il doit (ou ne doit pas) faire, penser, ressentir.
Inflexibilité justifiée par les certitudes de la mère. Destructrice car la mère détient la seule autorité sur la légitimité des expériences personnelles de l’enfant.
Elle se réfère à des grands principes et elle refuse d’écouter, elle réfute ainsi les expériences et les connaissances de l’enfant.
Pour satisfaire au contrôle exercé par sa mère, l’enfant peut réprimer ses propres pensées et émotions, et même son propre sentiment d’être une personne éprouvant des désirs et des besoins personnels. Si l’enfant agit en fonction de ses propres sentiments, il menace la relation avec sa mère. Il ne voit pas l’intérêt à identifier ses propres désirs parce qu’ils n’ont aucune importance pour la personne qui en a le plus au monde pour lui.
L’inflexibilité rend toute communication impossible. Si l’enfant trouve une oreille attentive ailleurs (père, sœur, frère, enseignants…), se génère en lui un terrible sentiment de trahison : « pourquoi ma mère, dont les réactions signifient tant pour moi, refuse-t-elle de m’écouter ? ». « Pourquoi ma mère, qui affirme pourtant m’aimer, essaye-t-elle de faire de moi quelqu’un que je ne suis pas ? ». Questions qui resterons sans réponse pendant très longtemps. Et les réponses arriveront uniquement si la personne à l’âge adulte connaitra la notion de « pervers narcissique » et acceptera de l’associer à sa mère. 

Négligence: un vaste éventail de comportements. Nous y retrouvons la négligence par omission, par laquelle le parent manque d’intérêt envers l’enfant, jusqu'au cas extrêmes de négligence aux soins et qui impliquent la privation de nourriture, de liberté de mouvement, le manque d’éducation et de soins médicaux. Même dans les cas extrêmes les mères manipulatrices apparaissent à l’extérieur comme des mères parfaites. D’où la réflexion sur la conscience/inconscience de ses actes de la parte du pervers. Elle sait donc ce que veut dire être une bonne mère si elle fait semblant de l’être !!!!!
Elles apparaissent faibles et autoritaires au même temps. Ayant des changement d’humeur (au point que beaucoup de gens parlent des pervers narcissiques comme de personnes "bipolaires"), peuvent donner à leur enfant et à tout l’entourage l’impression d’être faible voire malades. De la maladie en font une arme de pouvoir. Le message donné à l’enfant est : « soit tu t’occupe de moi et tu veilles à mes propres besoins, soit nous serons tous réduits à néant par mes dysfonctionnement ». Les enfants qui deviennent des pourvoyeurs de soins peuvent paraître calmes et mûrs, mais il sont en réalité impuissant et effrayés.
Une mère manipulatrice déguisée en « dépressive » est une mère très toxique parce qu’elle a le droit d’être désengagée et sans réaction.
L’enfant construit le fantasme qu’il devrait être en mesure de pouvoir donner le moral à sa mère. Que c'est une mission pour lui. Une arme puissante d’emprise psychologique.
Le message sous-entendu: « soit tu développes des stratégies pour me soigner, soit je disparais ».
L’enfant peut par conséquent ressentir la dépression de sa mère comme une mort émotionnelle qui se fige dans son système psychique.

Narcissisme: dans un environnement narcissique la mère impose à son enfant de devenir un miroir qui la flatte et la glorifie. L’enfant est apprécié par sa mère dans la mesure où il soutient l’amour-propre de sa mère. Le dilemme : « soit tu m’admires et tu confirmes tous mes fantasmes grandioses, soit je te considère comme un minable qui ne m’est d’aucune utilité ». L’enfant renonce à ses propres besoins et devient le faire-valoir de sa mère.
Ou bien il se voit confier la mission de satisfaire par procuration les besoins narcissiques de sa mère. Mais, comme ces besoins sont irréalistes et changeants, nulle réussite ne saurait la satisfaire. Dans ce rôle l’enfant se considérera sans doute comme un échec.

Envie : une des réactions maternelles les plus déconcertantes et les plus perturbantes pour l’enfant.
"Si je réussi, ma mère n'est pas heureuse". Quand l'enfant est confronté à ce dilemme, il pense que sa réussite personnelle menace la relation et génère une culpabilité permanente.
L’envie est une réaction étrange, souvent méconnue, qui naît du ressentiment face au bonheur ou à la réussite d’autrui.
La joie ou l’imagination de l’enfant peut susciter l’envie de sa mère autant que sa réussite.
Pensées non verbalisées de la mère :
«  Pourquoi devrait il être heureux alors que je ne le suis pas »
«  Pourquoi devrait-il avoir la chance d’être optimiste alors que je me sens si frustrée »
« Pourquoi devrait-il faire preuve d’imagination et de curiosité alors que ma vision est si limitée »
Comme l’envie est généralement dirigée vers une personne à qui l’on se compare, l’envie de la mère envers les filles peut prendre des proportions inimaginables.
« Elle n’a pas le droit d’être contente d’elle si je n’y prends aucun plaisir moi-même »
Quand l’enfant réalise que la mère ne se réjouit pas de ce qui lui réjouit lui, cela jette un froid sur tout plaisir et avec le temps ça se traduit par une difficulté majeure à profiter de toute forme de bonheur qui peut se présenter dans sa vie.
Le bonheur fait peur car il cache du malheur qui va tout gâcher. Il vaut mieux ne pas en profiter. Le bonheur devient une source de stress parfois profond.
Ce n’est que des années plus tard que la personne réalise son vécu et faire un travail sur soi afin de ne pas percevoir le bonheur et la réussite comme une menace.

Tous ces schéma restent bien évidemment cachés au sein de la relation mère-enfant.

Tout le monde n’est pas manipulateur, comme d’ailleurs aiment bien dire les manipulateurs eux mêmes ou ceux qui restent aveuglement sous leur emprise ou  ne peuvent pas percevoir le danger que cela représente.










lundi 29 septembre 2014

Les mères manipulatrices. Un tabou à dévoiler

L'article que j'ai posté il y a quelque temps au titre "Quand le manipulateur est…..la mère" a suscité des réactions surprenantes. J'ai reçu plusieurs emails de la part de personnes, hommes et femmes, qui témoignaient de leurs expériences.
Suite à ces échanges, je me suis davantage convaincue que la problématique des "mères toxiques" est encore un tabou qui mérite une action forte pour être dévoilé. Bénéficiant d'une reconnaissance sociale intouchable, les mères manipulatrices peuvent agir en toute impunité. Leur emprise est forte, leurs comportements dangereux et sans limites car elles bénéficient de la complicité involontaire de tous.
Je publie ici des passages d'un témoignage assez représentatif de tout ce que j'ai récemment reçu.

Pour garantir l'anonymat j'ai volontairement supprimé des passages.

"…je me suis reconnue dans ce que tu as écrit. Même mon homme a confirmé que ma mère se comporte ainsi avec moi, mon petit frère et mon beau père.
(…) elle habite à 5 minutes de chez nous avec mon beau père, elle m'appelle 4 fois par jours et environs 40 sms par jours sans compter les message privé et les commentaires sur TOUT mes post sur facebook. Si je la supprime ou la bloque c'est un ouragan qui se déclenche.
J'ai peur oui j'ai peur car les dernières fois, elle m'a battue et je me suis défendue, (…).

(…)
Elle a été dire que j'étais une trainée comme elle, que j'étais infidèle, et que je couchais partout.
Elle draguait les mecs avec qui je sortais je l'ai su dès que c'était fini...
J'ai faillis perdre l'homme de ma vie.(…)
J'ai peur...Oui j'ai peur qu'elle explose à nouveaux (…)
Je vais même changer de médecin pour pas avoir le même qu'elle...
Je me suis révoltée récemment car je veux être indépendante, car j'en ai marre qu'elle dirige ma vie même de loin et elle a fait une grosse crise, je ne suis pas rentrée dans son jeux mais elle s'est plaint autour d'elle... Oui parce que les gens qui ne connaissent pas ce phénomène voit une femme parfaite une maman adorable que je dois traiter avec respect parce qu'elle m'a tout donné...Elle m'achète avec ses cadeaux...Au début, je m'en rendais pas compte mais mon homme m'a ouvert les yeux...Il a dû me "rééduquer" car je m'étais élevée seule…(…)
J'ai peur d'elle car elle fait souvent du chantage de suicide "tu sera contente quand je serais à l’hôpital ça sera de ta faute" ou "tu sera contente quand je serais entre 4 planche hein"
Elle aide les autres filles de mon âges, les prends dans les bras comme une mère, les écoute…"

Ce que cette personne écrie, et je la remercie de son courage, trace toutes les caractéristiques des manipulateurs. Victimisation, culpabilisation, intimidation (et dans ce cas-là violence physique aussi), séduction.

Lire tous ces message m'a poussé à me pencher davantage sur ce type de relation à la perversité. 

Samedi 11 octobre à 14h j'animerai une conférence au titre "Mères toxiques" dans le cadre du salon "Autour du Féminin" qui aura lieu à Nîmes le 11 et 12 octobre. 
Pour plus amples informations consulter la page: https://www.facebook.com/pages/Salon-Autour-du-Féminin/328848640585651

mardi 15 avril 2014

A un des moments les plus difficiles de mon parcours, que je surnomme la traversée du desert,  j'ai eu la chance de vous rencontrez. 
Je tiens a vous remerciez pour votre accueil, votre professionnalisme et vos conseils qui m'ont grandement aidés a traverser ce PRE BURN OUT du a un harcèlement moral qui a duré 4 ans.
Vous m'avez permis de comprendre que j'etais la victime d'un véritable pervers narcissique tout en me donnant les outils de défenses et d'identification pour l'avenir.  

SM