mardi 15 avril 2014

A un des moments les plus difficiles de mon parcours, que je surnomme la traversée du desert,  j'ai eu la chance de vous rencontrez. 
Je tiens a vous remerciez pour votre accueil, votre professionnalisme et vos conseils qui m'ont grandement aidés a traverser ce PRE BURN OUT du a un harcèlement moral qui a duré 4 ans.
Vous m'avez permis de comprendre que j'etais la victime d'un véritable pervers narcissique tout en me donnant les outils de défenses et d'identification pour l'avenir.  

SM

Créer un blog

Plusieurs personnes depuis quelque temps m'incitent à créer un blog. Pourquoi?!, je me disais, "mais parce que un blog est un nouveau moyen de communication et surtout d'échange!", me répondaient les amis! En réfléchissant je dois avouer que l'idée d'un lieu de partage et d'échange sur un sujet que je traite au quotidien et qui nous concerne tous, m'a beaucoup plu.
J'ai une question, et j'espère que mes amis vont me répondre sincèrement: depuis votre enfance combien de manipulateurs avez-vous rencontré? Je ne vous demande "si" vous en avez rencontré parce que nous tous nous avons eu un jour le plaisir de ressentir ces sensations de malêtre face à un "vampire psychoaffectif". Cette définition appartient à Daniel Rhodes, auteur avec Kethleen Rhode, d'un livre sur "Le harcèlement psychologique" sous titre "Ces gens qui drainent votre énergie".
Je trouve que cette expression décrit pleinement le ressenti primordial et principale que tout être humain épreuve face à ces personnalité. Les Vampire Psychoaffectif...Manipulateurs...Pervers Narcissiques....
Depuis désormais deux ans j'accompagne des personnes victimes de ces personnalités manipulatrices. Leur récit est incroyablement stéréotypé. Je souhaite vous faire part de mon expérience professionnelle, personnelle. Je souhaite grandir grâce aux échanges que nous pourrions avoir par le biais de ce blog.
Je travaille à son contenu, les pages ne sont pas dans leur version définitive, mais j'ai le profond désire de le diffuser.
J'espère que vous m'aiderez à l'enrichir.
Si vous avez des soucis pour poster des commentaires ou si vous souhaitez que je publie un article, un lien....vous pouvez m'écrire à mon adresse email: gc.audonia@gmail.com

On y va?...

visitez le site du cabinet Audonia www.audonia.eu

Je survis….

extrait d'un lettre reçue…..

…..Comment aider les mamans, comme moi, pour savoir comment accepter de laisser notre enfant dans un contexte délicat. Nous aider à accepter, et à mieux assumer le parcours de nos enfants, qu'on sait avoir laissé , seuls en difficulté, sous emprise où on nous cache beaucoup d'informations, même si demandées sans cesse.
Dur de falloir  sans cesse quémander des informations simples, normales sur nos enfants, ados,pour en avoir même des mensonges, donc notre action, nos efforts ne suffisent pas.
Il est très dur de ne pas pouvoir faire autrement que de laisser faire, quand notre santé physique, de ne nous même, ne nous permets pas d'assumer plus autrement, gérer seule nos enfants malades pour ne pas les laisser avec ces manipulateurs…..

CG

mercredi 19 juin 2013

Les Pervers Narcissiques_Intéressante émission de France Inter

Le 18 avril 2013 France Inter a transmis cette émission très intéressante que je vous invite à écouter attentivement......

Présentation de l'émission:

Manipulateurs, jouisseurs, dépourvus de la moindre empathie… les pervers narcissiques, dont le profil psychique est de mieux en mieux cerné, constitueraient 10% de la population. Son pouvoir de destruction est immense. Sa victime : le conjoint, le collègue de travail, se retrouve souvent inconsciemment manipulée, culpabilisée, puis menée dans un chaos psychologique et physique pouvant durer de nombreuses années.
Longtemps restées silencieuses, les victimes commencent à se faire entendre. Mais faut-il déjà avoir identifié le pervers narcissique, qui est-il vraiment ? Comment le reconnaît-on ? Comment s'extraire de ses griffes ? Y-a-t-il un profil type de la victime ?
Quelle est l’importance de l’éducation, des rôles spécifiques de la mère et du père dans la fabrique de cette perversion ? La société n’est-elle pas en train de se transformer en une fabrique de pervers ordinaires ?
Pour répondre à toutes ces questions, nous recevons :
Dominique Barbier, psychiatre, psychanalyste et criminologue, auteur de "la fabrique de l'homme pervers" aux éditions Odile Jacob.
et Carole Richard, victime d'un pervers narcissique et auteur avec Mathilde Cartel et Amélie Rousset de "J'ai aimé un pervers" aux éditions Eyrolles

Il est possible de l'écouter à cette adresse:
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=610518

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jeudi 3 janvier 2013

Comment définir la manipulation?


Si vous constatez que face à une personne en particulier vous n’êtes pas vous-même, si vous acceptez des choses que vous auriez refusées en temps normal, si vous êtes consterné par le caractère illogique de ses propos, si vous avez le sentiment qu’elle vous juge constamment, il y a des risques que vous soyez en présence d’une personnalité manipulatrice.

Si un simple message de sa part vous fait ressentir des sensations d’inconfort, d’étouffement, de culpabilité, de stress, de vide ou de peur, il s’agit très probablement d’un pervers narcissique.

Le pervers narcissique est dans une quête de pouvoir sur les autres. Pour exister, il/elle a besoin de se nourrir des incompréhensions et des angoisses de sa victime (on les appelle « vampires affectifs »).
Sa stratégie est complexe. Il/elle isole sa victime en forgeant une fausse réputation qui éloigne les autres. Il/elle construit un processus d’emprise qui alterne des phases de séduction, dites « lune de miel », et des phases de dénigrement qui peuvent être extrêmement violentes. Il/elle harcèle. L’argent est souvent le pivot de son existence même s’il/elle affirme le contraire. La victime est dans l’incompréhension, isolée, perdue.

Le pervers narcissique n’est pas toujours facile à démasquer. Il/elle peut être un(e) ami(e), conjoint(e), ex, enfant, parent (on utilise le terme de tyran domestique lorsqu’il agit dans l’univers familial). Il peut s’agir également d’un(e) collègue de travail, un(e) supérieur(e) hiérarchique, un(e) subalterne.
Le pervers narcissique offre différents visages. Il/elle peut se comporter de façon horrible avec sa victime mais sait se faire apprécier des autres car il/elle adapte toujours son discours et peut faire preuve d’une grande capacité de séduction.

Les autres sont surpris et pensent que vous exagérez lorsque vous partagez avec eux votre vécu.

Il/elle est malheureusement rarement pris(e) en flagrant délit car il/elle est dans le déni de ses actes et livre avec virtuosité des explications qui rejettent la faute sur ses victimes.
S ‘il/elle n’est pas dans un jeu de séduction, il/elle revêt l’allure de victime, s’attirant la compassion des autres.

Il existe des parades et des solutions qui permettent de se protéger de ce type de personne et de lâcher les angoisses, les peurs et l’omniprésence de leur emprise.

mardi 11 septembre 2012

Géné(analogies)


Ça n’est pas pour rien que mon grand-père paternel portait le nom d’un empereur (César) et que mon père porte celui d’un roi (Henri). Mon frère  (David) aussi d’ailleurs. Une lignée de pervers-narcissiques.  Evidemment enfant je ne connaissais pas ce mot, mais très tôt je me suis dit qu’il y avait un truc qui ne tournait pas rond. Au départ, forcément, je pensais que ça venait de moi.Je ne me pouvais en parler avec personne, tant mon père à l’extérieur semblait « charmant ». Je me souviens de mes copines qui me disaient : « t’as de la chance ton père est si jeune, il est si beau, il a l’air cool ».  Si seulement elles savaient, elles ne m’auraient pas cru. J’enviais leurs pères plus vieux, qui me semblaient rassurants.A la maison c’était tout sauf rassurant. On vivait dans la peur, toujours en retrait, à se contrôler, à se demander quel faux-pas on allait commettre qui allait déclencher sa fureur, quelle circonstance extérieure allait l’énerver : des patates trop cuites ou pas assez, l’Italie qui perd au foot… En fait, c’était imprévisible. Et là les reproches, les insultes pleuvaient, sur moi, sur ma mère, sur mon frère. Une seule chose me sauvait, comme il disait, c’est que je travaillais bien à l’école. Ça il ne manquait pas de s’en vanter à l’extérieur.Ensuite il voulait qu’on oublie, il disait qu’il n’avait rien fait, certes, mais dit oui. Il se faisait passer pour une victime qui dans sa maison n’avait rien le droit de dire. Il ne comprenait pas qu’on « fasse la gueule ». Quand il voyait qu’il était allé trop loin (et ce trop loin était toujours repoussé), il faisait en sorte de se rattraper avec des cadeaux en tous genres.Parfois, il n’arrivait pas à se contrôler ou il se laissait aller, ça arrivait avec des personnes qui devenaient assez proches. Il se relâchait et pouvait parfois exploser en leur présence.  Je me souviens bien de l’incompréhension dans leurs regards, la première fois que ça arrivait, comme s’il découvrait une autre personne. Et là un mélange de honte, de haine et de culpabilité m’engouffrait. Même eux je les détestais d’avoir été là pendant une séance  de plus d’humiliation.Aujourd’hui l’histoire continue avec ma jeune sœur. Rien ne peut le faire changer. Le seul conseil que je puisse lui donner c’est de bien travailler à l’école pour pouvoir « fuir » de la maison le plus tôt possible, limiter les contacts (je passais mon temps dans ma chambre ou ailleurs) et mentir pour mener une vie « normale ». Notre vérité lui étant insupportable.Autour de moi, je connais beaucoup d’amies qui ont été en couple avec un pervers-narcissique. Je me dis d’un côté c’est culpabilisant car elles ont en quelque sorte choisi ce compagnon et elles ont d’ailleurs  pu le quitter. Avec mon père, je n’ai rien choisi et je trouve ça profondément injuste.Cela m’a appris à être très tôt indépendante, à les repérer, à me jurer que jamais dans ma vie sentimentale je ne subirais ce genre d’individu.Pendant 12 ans, j’ai décidé de ne plus le voir. Lui de son côté, n’a fait non plus aucun geste en ce sens. C’est à « l’occasion » du décès de son père que nous avons été en quelque sorte obligés de nous « reparler ». Depuis je maintiens des rapports éloignés avec lui, un coup de fil une fois par mois environ et je vais le voir, surtout pour ma sœur, peut-être deux jours par an.  Je ne parle toujours de rien de personnel avec lui, il essaie de se contenir, mais je vois bien qu’il est à chaque fois à la limite de craquer. Mais il sait, que c’est sans aucun scrupule que je mettrais fin à notre « relation ». Il continue à me faire miroiter (et à sa nouvelle famille aussi) comme durant mon enfance, des promesses, et on fera ça, et je vous emmènerai là. La meilleure étant « quand je gagnerai au loto je te donnerai… ». Sauf que papa (mot que je ne peux plus prononcer), tu ne joues pas au loto !


Elda